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TRYIN' TOO HARD


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LOST IN HH [19 Jun 2009|01:13pm]
5, 6, 7 juin 2009

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Sur une idée 'originale' de Pump, notre birthday girl ♥
Parce qu'on est les HOT dans... ;-)

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J'en arrive encore à envier notre propre amitié... Pourtant elle est déjà mienne. Se sentir connecter à certaines personnes et se savoir comprise par un simple regard ou un simple soupir ça n'a pas de prix. Je crois qu'on appelle ça le coup de foudre amical. Alors peu importe où on sera dans six mois, dans un an, dans dix ans, car je sais qu'on aura toujours cette connexion entre nous, celle qui me rappellera ce que je suis, d'où je viens et pourquoi j'en suis là.

Merci mes boubous. Merci pour TOUT.

... Gigi ...
Tu veux coller ?

2008 WAS EFFIN' GOOD. 2009 WILL BE DEVASTATING. [11 Jan 2009|10:00pm]

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1 Chewing-Gum Tu veux coller ?

IT'S BEEN... [07 Jan 2009|05:00pm]
4 Months & 19 Days

And nothing has changed
We're still glued to THeir shoes
Just deal with it

... San Francisco 19/08/08 ...

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*sits and waits for what's next*
3 Chewing-Gums Tu veux coller ?

IT'S KG BITCH ! [05 Dec 2008|05:00pm]
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I'm through with standing in line
To clubs we'll never get in
It's like the bottom of the ninth
And I'm never gonna win
This life hasn't turned out
Quite the way I want it to be

TELL ME WHAT YOU WANT

I want a brand new house
On an episode of Cribs
And a bathroom I can play baseball in
And a king size tub big enough
For ten plus me

SO WHAT YOU NEED ?

I'll need a credit card that's got no limit
And a big black jet with a bedroom in it
Gonna join the mile high club
At thirty-seven thousand feet

BEEN THERE DONE THAT

I want a new tour bus full of old guitars
My own star on Hollywood Boulevard
Somewhere between Cher and
James Dean is fine for me

SO HOW YOU GONNA DO IT ?

I'm gonna trade this life for fortune and fame
I'd even cut my hair and change my name

'Cause we all just wanna be big rockstars
And live in hilltop houses driving fifteen cars
The boys come easy and the drugs come cheap
We'll all stay skinny 'cause we just won't eat
And we'll hang out in the coolest bars
In the VIP with the movie stars
Every good gold digger's
Gonna wind up there
Every Playboy bunny
With her bleach blond hair


HEY HEY I WANNA BE A ROCKSTAR

I wanna be great like Bill without the tassels
Hire eight body guards that love to beat up assholes
Sign a couple autographs
So I can eat my meals for free

I'LL HAVE THE QUESADILLA ON THE HOUSE

I'm gonna dress my ass
With the latest fashion
Get a front door key to the Playboy mansion
Gonna date a centerfold that loves to
Blow my money for me

SO HOW YOU GONNA DO IT

I'm gonna trade this life for fortune and fame
I'd even cut my hair and change my name

...

And we'll hide out in the private rooms
With the latest dictionary and today's who's who
They'll get you anything with that evil smile
Everybody's got a drug dealer on speed dial

...

I'm gonna sing those songs
That offend the censors


...

CAUGHT IN AN APPARTMENT
1 Chewing-Gum Tu veux coller ?

MY HEAD IF FULL OF NOTHING. OH REALLY ? [15 Nov 2008|11:23pm]
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Le dernier concert d’une tournée, c’est toujours une chose à laquelle on ne veut pas penser, mais qui finit éternellement & désespérément par arriver. Et généralement, on le voit pas arriver ce dernier concert, et on se prend une bonne claque dans la tronche quand il arrive, comme si ça venait couper le trip en plein milieu au moment où tu t’éclates le plus sans avoir le temps de t’y préparer… Celles qui nous lisent et qui connaissent ça doivent savoir de quoi je parle.

On devait pas le faire, ce concert à Houston, la ville où JAMAIS de ma VIE je pensais un jour mettre les pieds lol On s’était dit que quoi qu’il arrive, tout ce qui se passerait après Vegas, c’était du Bonus. Mais d’avoir été là, au milieu du Texas PROFOND de chez profond, à regarder ce fucking tour bus se casser sur le boulevard désert pour la der' des der' à la fin du concert, ça a vraiment été un des moments les plus hardcores de ma petite vie de fan.

Mais reprenons cette review depuis le début.

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Nous sommes arrivées à Houston par le Greyhound, et il est quelque chose comme 13h quand nous foulons pour la première fois (et sûrement dernière lol) le sol de cette ville… hum… super touristique … sous un soleil de plomb, et une chaleur à vous dessécher le gosier en quelques secondes. Nous avons heureusement eu la bonne idée de réserver la nuit dans une chaîne hôtelière super classe et confortable pas loin de la venue, qui fut superbement bienvenue après les 5 heures passées dans le Greyhound répugnant. (Ouais, Dallas, ça a l’air comme ça, mais c’est pas tout près LOL)

Après absorption d’un asiatique deluxe dans un immense resto pas loin de l’hôtel, on rentre, et on végète quelques temps. Pas de tourisme non plus, on est crevées, et y’a accessoirement… pas grand-chose à voir à Houston City lol Il est quinze heures, encore au moins 3h avant de commencer à se préparer ^^ Quelques heures et de bons coups d’anti-cernes plus tard, nous voilà ready set go pour le show, qu’on imagine simplement pas être le dernier de cette tournée de fou que nous attendons depuis des mois, et on essaie de se rappeler que tout ça c’est bel et bien du Bonus, en regardant les rues désertes du centre ville de Houston derrière les fenêtres du Taxi qui nous amène à la venue.

On arrive, et là, surprise, le line up est LONG lol

Enfin, on s’entend hein, on est bien loin des 3x500 mètres de queues des Zéniths Européens, là quand je dis long, je parle… d’un côté du bâtiment lol C’est pas encore ouvert, on n’a pas envie d’attendre, on choisit donc l’option Hard Rock Café, qui par chance est juste à côté, dans l’espèce de Mall où aura lieu le concert. La Radio est là, Kiss FM, et ma chère Pump aura même droit a une petite remarque HURLÉE dans le micro du genre ''Hey, tu plairais à Bill habillée comme ça !'' en désignant son top à signes japonais lol On a ENCORE la goutte, et on baragouine qu’on comprends pas, ÉVIDEMMENT on nous demande d’où on vient, et on entendra simplement le From France !! WOW !'' raisonné dans toute la rue maha

On se planque vite fait à l’intérieur du restaurant avant de se faire agresser vivement par des Texans jamais sortits de chez eux (les américains profonds, c'est pas une légende putain lol) où on sifflera 2x3 Bailey’s on the rocks et 1x2 Margarita qui nous coûteront ENCORE les yeux de la tête, en attendant l’ouverture des portes. Mais après tout FTW, ce soir tout est permis, c’est le dernier soir sur la route avec eux.

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On attend, on se marre, on essaie de pas y penser, on move, on entre, quasiment en dernier. Et là … Consternation. C’est avec des yeux gros comme des billes que nous observons l’intérieur de la salle…Complètement VIDE. On oscille entre ricanement mesquin et sincère désolation pour eux, il aura fallut qu’on fasse 10 000 km dans le trou le plus profond du fin fond du Texas pour voir ça. 6 rangs à tout casser, compressés, et le reste de la grande salle et le balcon complètement vide, avec simplement quelques groupes assis par ci par là, comme si c’était pas le plus grand groupe d’Europe du moment qui s’apprêtait à jouer là ce soir. Sans déconner, lequel de la gang de manager est l’abrutit qui a booké cette salle ?

On se prend encore un verre de Margarita glacé écoeurant à 10$ et on attend au milieu de la salle, comme si il n’était que midi, et que tout le monde allait arriver pour tout remplir comme il se doit, mais non, il est bel et bien 19h quand les lumières s’éteignent dans cette salle aussi vide que le cerveau de Bill EUUUH le désert d'a côté lol Et on espèrera secrètement tout de même que les lumières de la scène les empêche de voir ce massacre.

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Le concert se passe, exactement comme les quatre autres d'avant pour eux, mais pour nous, c’est autre chose. A chaque chanson qui se termine, dans ma tête défile un continuel ''C’était la dernière de la tournée'' qui m’empêche de profiter, d’être dedans comme les autres fois. Et lorsque vient By Your Side, c’est inévitable, une fontaine de larmes coulera sur les joues des trois françaises du fond, ses trois seules Européennes a avoir trouvé génial l’idée de se pointer à Houston pour voir Tokio Hotel en concert, entourées de papas en santiags qui nous balancent des, je cite, ''C’est la première fois que j’entends parler Français de ma vie.''
Et… Allemand ?

Ils partent, ils reviennent, Durch Den Monsun en allemand se termine…(On flippe léger qu’il n’y en ai pas un qui décide de sortir son colt pour descendre l’énergumène gesticulant qui parle comme un nazi sur scène lol) On espérait au moins un au revoir un peu plus long, quelque chose de spécial, un mot pour leur dernier concert de leur première VRAIE tournée américaine, mais non… ils s’en vont exactement comme les quatre autres fois, en souriant, presque pressés même. On se demande même en sortant, si on 'care' pas plus qu’eux sur le fait qu’ils aient fait une vraie première tournée américaine, même si elle n’a pas fait de bruit, comme un vrai bon groupe underground dans des salles Rock’n'Roll même toutes petites.

Dehors, il fait toujours aussi chaud et je n’arrive pas à me calmer. On attend près des bus, on sait qu’ils sortent genre quinze minutes après la fin du show. On ne s’est pas trompées. Des cris, les filles s’entassent devant les barrières près des bus, et ça y est, ils sortent… Et tracent. A peine le temps d’apercevoir une paire de lunettes, une main qui salue, la face à Tobiette, des cheveux peroxydés à l’avant du bus, et c’est terminé, le bus s’en va lentement, traverse le boulevard, suivit par quelques gamines qui leurs courent après quelques minutes, et puis c’est le silence.

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Les fans se dispersent, et nous on est là, sur le trottoir bras dessus bras dessous. Lau chiale, c’est de bonne guerre. Deux semaines qu’on est ballotté au gré de leur programme à travers toute l’Amérique de l’Ouest, deux semaines à les suivre, deux semaines ensemble à tripper comme des cinglées, deux semaines à se dire que de toute façon, on les voit demain.

On passe les quelques heures qui suivent à essayer de faire un bilan… on ne parle que d’eux, filant déjà vers le Mexique à l’heure qu’il est, et on se couche finalement en essayant d’oublier que le lendemain, on se tape 34 putain d’heures de bus Houston-Los Angeles (Regardez une fois sur une carte minhin) et que dans trois jours, on est à Paris.

Et c’est toujours comme ça. On a beau se dire que c’était énorme, que c’était le trip de notre vie, qu’on a vu Las Vegas, Hollywood, Le Golden Gate, l’Arizona… on a beau se dire qu’on le refera, on a toujours et encore cette boule dégeulasse quand ça se termine, cette boule qui vous lâche pas avant des semaines.

On a passé un jour, une nuit, et encore un jour dans ce bus à se refaire la tournée en pensant à eux bien au chaud à Mexico, coincées entre des Texans jamais sortit de leurs bleds qui nous prennent pour des suédoises, et des Mexicains obèses, s’arrêtant dans des bleds perdus au milieu du désert comme EL PASO (Vous savez, Kill Bill ^^) où mon portable n’a pas arrêté de me dire ''Bienvenue au Mexique…''

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Et au bout de ces longues heures de bus nous sommes enfin arrivées à Los Angeles… (note pour plus tard… au-delà de 9h de bus… prendre l’avion. Nom de dieu je m’étais jamais sentie aussi dégeulasse, et complètement vidée de ma vie….) On rejoint notre bel hôtel sans savoir qu’à quelques mètres de là, à Santa Monica, TOUUUT près de là où on a passé nos deux dernières soirées, deux blancs becs allemands faisaient bronzette sur une plage privée pour fêter leur 19 années de vie commune. On se souvient que l’année dernière, on voulait simplement être dans le même pays… bah cette fois on était dans la même ville.

Et pour tromper la déprime, nous sommes allées passer nos deux derniers jours Californiens à SHOPPINGUER en limousine (pour de vrai lol) dans les Outlets et sur Melrose Avenue dans des boutiques de Designer hors de prix, là ou on est sures que Bill a acheté la moitié des fringues freaks de stars, du genre… veste blanche pleine de toiles d’araignées, 'voyez le truc.

Et voilà… c’était terminé.

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Pump et moi avions notre avion le 1er septembre très tôt le matin, et c’est avec le cœur très serré que nous avons dit ''Au revoir'' à notre soleil Tahitien qui prenait un autre vol pour Paris un peu plus tard dans la journée, en se promettant de se revoir très TRÈS vite.

Et nous voilà à la fin de la dernière review de cette aventure hallucinante… et je vais essayer de faire un petit bilan. (je crois que la review est assez longue, je vais pas m’éterniser lol)

En résumé et sans trop s'étaler, ça donnait :

Paris - Minéapolis - Los Angeles - San Fransisco - Los Angeles - Las Vegas - Los Angeles - Phoenix - Dallas - Houston - El Paso (pour le fun lol) - Los Angeles - Minéapolis - Paris.

10 avions, 4 bus, 8 hôtels dans cinq villes différentes jamais deux jours de suite dans la même, environ 21 510 km parcourus, un budget de près de 3000 euros… Voilà pour les chiffres.

Les heures de bus, d'avion, d'attente dans les aéroports, les stations Greyhound pourries, les décalages horaires qui vous poursuivent, les problèmes de carte de crédit, les galères de valises, les stress des résas, la fatigue... voilà pour le reste.

Assez hallucinant, me direz vous, et complètement dingue quand on regarde le pourquoi du comment. Pour Tokio Hotel, pour les suivre en tournée en Amérique. Comme si on en avait pas assez en France.

Et bien je vous dirais simplement que même si ça m’avait coûté 10 000 euros et couté le triple de fatigue et d'heures de bus, j’y serais allée pareil. Un voyage, un million de découvertes dans ce pays que j’ai l’impression de connaître par cœur mais qui me fait toujours autant frissonner, ces filles là avec moi.

Les filles, vous et moi on en aura vu des trucs ensemble, on peut dire qu’on l’aura fait ensemble, qu’on aura vécu notre truc ensemble, sur la même longueur d’onde… Et vous le savez, on est chanceuses de pouvoir vivre ça, de pouvoir le faire, ensemble, à chaque fois.

Peut être qu’on va se foutre de moi pendant les 10 prochaines années quand je raconterais que j’ai presque 24 ans, et que je suis allée en Californie et au TEXAS (quand même lol) en claquant trois smic pour enchaîner cinq concerts de Tokio Hotel…

Mais FTW, j’y étais... And You know you wish this was YOUR story.

... Lau ...

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PS : On était poursuivit tout le long de ce trip par un quatuor allemand follement bizarre. On doit avoir des photos et des vidéos d'eux qui trainent quelque part. Si vous êtes sages, peut-être qu'elles seront postées avant Noël...
De cette année.

Spread the KG love, 'cause we all need it

PUMPGIGILAU
. still on the rocks .
4 Chewing-Gums Tu veux coller ?

DALLAS, L'UNIVERS (IM)PITOYABLE [09 Nov 2008|11:50pm]
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23 août. 14H et des poussières. La dédicasse nous laisse sur notre faim, ça ne peut tout simplement pas se terminer comme ça. On décide qu'on y va, là à la sortie du Hot Topic de Las Vegas sur les marches des escaliers, on se regarde et on se comprend de suite. Dallas et Houston dans quatre jours ne se feront pas sans nous. Y en aura donc pas une pour rattrapper l'autre. On a exactement 96 heures pour passer du Nevada à la Californie et repartir vers le Texas. Deal. On peut le faire.

On retrouve L.A. pendant deux jours. On squatte Hollywood, Sunset Boulevard, Melrose Avenue et on finit les pieds dans le sable à Santa Monica. Ça va la life. Mais il nous faut aussi plannifier, réserver et... Faire criser du banquier resté en France. Whatever. Il est deux heures du matin le 27 août, jour du premier concert texan des bébés et on boucle enfin notre périple. Comprenez on vient de réserver 6 tickets de concert, 2 hotels, 3 billets d'avion Los Angeles/Dallas, notre trajet de 5H en bus Dallas/Houston et un trajet de 38H de bus Houston/Los Angeles... Ouesh un jour le mot 'hardcore' rentrera dans le dictionnaire français et on ne sera pas étonné de trouver notre photo en illustration ;-)

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On quitte L.A. grâce à US Airways le 27 à 6H30, un petit arrêt à Phoenix en Arizona et on débarque finalement à Dallas au Texas à 13H. Non vous n'aurez pas droit à une review touristique de cette ville mythique pour les fans de la famille Ewing. Par contre on peut vous donner des détails sur l'hotel Lawrence ultra classe du centre ville :-) Chacun son budget, tout le monde ne peut pas loger au W et autres Hyatt du coin. Après avoir avaler notre premier repas texan (Subway is your friend) on revient se crasher sur nos lits xxl, on ferme les rideaux et on pionce.

17H on emmerge. 18H on shine. 18H30 on se fait escoter en van jusqu'au House Of Blues. 18H33 on arrive à la salle et un gentil monsieur nous ouvre la portière. 18H35 on a nos tickets en mains, fraîchement retirés au box office. On découvre la file... Il y a deux fans et demi. Pauvre Diva, si peu de monde a fait le déplacement pour le voir. Nous on jouit intérieurement et on se place à la fin de la file. Puis au bout de cinq secondes d'attente on se fait aborder par un gars du staff de la salle. Les 3 lettres V.I.P. n'ont pas fait un tour dans nos cerveaux qu'on se met à suivre notre nouvel ami vers l'entrée interdite. On fait connaissance puis il nous explique le plan (balcon privé, section très privée, lounge très très privé... etc etc etc... ) il nous refile accessoirement nos bracelets et nous laisse partir dans un assenceur lui aussi... privé.

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Le bar est hypra classe, exit les grogniasses habillées en poufiasse, il en faut bien partout même au fin fond du Texas. Le salon lounge retient notre attention, une déco digne des soirées hippies de l'époque où on pouvait être sûr de croiser du Jim Morrisson et autre Mick Jagger. On 's'allounge' donc, enfin presque, on a à peine le temps de profiter des fauteuils et des coussins assortis rouge-dorés bobo chic qu'un monsieur nous invite à rejoindre l'intérieur, avec toutes ces conneries on aurait presqu'oublier qu'on est là pour un concert.

Les fans sont rentrés depuis un moment, même si ça n'en a pas l'air, en effet on découvre 5 premiers rangs... Éparpillés. Ouch Billette va nous faire une crise de pas tranquille. On se pose donc là et on scrute de la schrei texane, 118 218 retiendra notre attention, excitée comme une pile et au bord de la rupture d'anévrisme une heure avant le concert la demoiselle déclarera forfait au bout de 5 chansons. La pauvre. Pendant ce temps Pump discute avec de la schrei 'normale', au programme de la conversation la différence entre l'Europe et les States, pas seulement au niveau TH mais surtout au niveau politique et économique. Et ouais une discussion avec cerveau enclenché au 6ème rang d'un concert de Tokio Hotel, qui l'eût cru Lustucru ;-) Évidement des françaises au Texas c'est pas monnaie courante, alors on devient l'attraction des gens qui nous entourent, l'info remonte même jusqu'au balcon puisque Lau se prendra une cannette sur la tronche. Nous aussi ça nous fait plaisir de vous rencontrer bande de 'All-You-Can-Eat Fans'.

Anormalement, ou pas, les garçons ont du retard et le concert tarde à commencer, il est 21H passé, en Europe on serait déjà sortit et attablé au japonais du coin. Il faut dire que depuis que Papa Saki a disparut du tableau c'est la grosse débandade niveau timing. 21H30 sonne enfin et fait tomber le fameux rideau. On est encore à deux doigts de vomir nos tripes et les premières notes stridantes de 'Break Away' nous transportent... À cent mille lieux du Texas. On est complètement déconnecté et on oublie tout, on oublie les kilomètres traversés et surtout on réalise qu'il y a encore quelques jours on aurait dû terminer avec un concert à Las Vegas. Non on ne fera pas plus rock'n'roll que ça. Pour le moment en tout cas.

Malgré le nombre plus que réduit de fans dans le public, BB reste au taquet car comme dirait un certain Freddy 'The Show Must Go On'. On assiste à un concert hors du commun pour une fan européenne, Tokio Hotel sur une scène minuscule face à un public lui aussi... Minuscule. En effet, la schrei texane ne fera pas plus de vague dans cette salle que sur une plage niçoise. Biensûr ça danse et ça chante mais ça reste tout de même bon enfant, à part les deux premiers rangs on aurait presque l'impression que le reste des gens présents étaient à ce concert car les occasions de sortir à Dallas se font rares. Avec les filles on finit par laisser nos places aux petites schrei traumatisées de voir du Kaulitz d'aussi près. On se met donc au fond devant la sono... Au dixième rang. On verra mieux que le premier rang du Parc Des Princes. LOL. Entourées par des papas dépassés et inquiets on choquera de nouveau du parents avec notre magnifique manière, interdite aux moins de 18 ans, d'apprécier un concert TH ;-) Pendant ce temps les gens du fond hallucinent (comprenez ceux et celles qui avaient une soirée à tuer) et ce sont les yeux globuleux plongés sur la face de Bill qu'on peut lire dans leur regards perdus 'WHAT THE FUCK ?!' Nous on a la goutte, comme d'habitude.

Le concert passe et leur manière de nous surprendre nous trépasse. On ne sait pas si c'est la situation ou les conditions qui font de ce concert un moment d'exception mais on se sent ailleurs et encore une fois privilégiées. On a tout simplement du mal à réaliser qu'on a en face de nous LE groupe le plus connu d'Europe. L'espace de 14 chansons on a l'impression qu'ils sont là pour nous trois comme si les 200 ou 300 autres fans présents n'existaient plus. On oublierai presque qu'il y a encore quelques mois on les voyait dans des putains de stades. Quel sentiment dégueulasse que de se rappeller ça.

La fin du concert approche et Bill nous lance un sympathique 'Thank you' après 'By Your Side'. Qu'est-ce qu'il n'a pas dit le gosse, on perd littéralement la moitié du public qui se dirige vers la sortie... On a donc re- la goutte. Décidement on aura tout vu. Avec les filles on s'avance donc puisque les gens n'ont pas comprit qu'il restait deux chansons. On débutera 'Rescue Me' – la chanson du supplice – au 3ème rang, finalement la schrei texane, pas au taquet pour un sou, revient et comme on veut pas finir enssevelit sous les pleurs et les cris on décide de retourner au fond. Là on enjoy l'encore et le concert se finit, pour de bon cette fois. On quitte la salle pour retourver notre lounge V.I.P. on se commande des bières et on fait nos P.I.M.P. sur les canapés en se remémorant ce concert qui était juste surréel. Entre les traitements de faveur et le public largement sain d'esprit on avait vraiment du mal à percuter que c'était bel et bien Tokio Hotel qu'on venait de voir sur scène.

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Le temps de visiter un peu les alentours... ;-) On termine notre escapade sur les balcons extérieurs d'où on voit s'en aller un tour bus remplit de touristes allemands aux tendances capillaires vraiment bizarres venus comme nous chercher un rêve au Texas. On reprend l'assenceur resté privé, on dit 'aurevoir' et 'merci' à notre pote Jason et on trace vers notre hotel. Demain on repart. Direction HOUS'fuckin'TON.

... Gigi ...
2 Chewing-Gums Tu veux coller ?

ENSEMBLE C'EST TOUT [02 Nov 2008|11:00pm]
So take me and save me
And change me and then make me
And embrace me
And then brave my heart for you
No, No, cuz I can't go on without you
And it's time for something never knowing

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No, none of it's true cuz I never knew you
And now the truth of it is, is I wanna be like you
So hello, good friend, I wanna be next to you

FOR MY HEAD
FOR MY HEART
FOR IT'S TRUE
3 Chewing-Gums Tu veux coller ?

WAKING UP IN VEGAS [30 Oct 2008|03:00pm]
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Jeudi 21 août, nous quittons la Californie pour le Nevada. Il nous reste un concert... Enfin c'est ce que qu'on pensait à l'époque, avant que la grande aventure texane ne nous titille le bout des orteils. Le temps de dire 'Buhbye' à Mickey et nous voilà sur l'autoroute qui nous mène jusqu'à Los Angeles. Sur le chemin on taxera même des biscuits à notre chauffeuse de taxi aux tics assez perturbants je dois bien l'avouer.

Les retrouvailles avec Greyhound au beau milieu de cette rue paumée de LA nous donne des frissons dans le dos et ce malgré la chaleur qui règne. On a l'impression d'être dans le film autobiographique de 50 Cents où tu es susceptible de te prendre une balle à tout instant. Dieu ce qu'on ferai pas pour voir de l'allemand.

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Cinq heures de bus et quarante-huit arrêts Big Mac plutard, nous arrivons enfin sous la chaleur insoutenable de Las Vegas, une chaleur telle que vous avez l'impression d'avoir en permanence un sèche-cheveux dans la face. Le gars qui s'est dit qu'un jour il construirai une ville en plein milieu du désert devait être sacrément bien jeté. Greyhound nous débarque et on se prend notre deuxième taxi de la journée pour rejoindre notre hotel. Le Luxor.

Avec Pump on fait découvrir cette ville mythique à Lau, qui capote à chaque coin de rue. Et dans nos têtes on se demande déjà 'Est-ce qu'ils sont là quelque part, à faire pareil...'. Il est difficile de décrire les sensations qui traversent ton corps ou les sentiments qui transperçent ton esprit à la découverte de Las Vegas. C'est tellement plus énorme que tout ce que l'on peut imaginer. C'est comme un spectacle immense dans lequel toi aussi tu joues un rôle. Ça impressionne. Et dire qu'ils vont joué dans cette ville. C'est juste taré. Après plusieurs choix de restaurants, on finit par attérir... à la Tour Eiffel =) Là on se fait un GRAND kiffe, on fait nos Kaulitz de base et on profite de l'environnement quintuplement luxueux. Nos plats sont d'un délice sans nom et on est face au spectacle de jet d'eau de l'hotel Bellagio. C'est le kiffe. Le kiffe man.

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Vendredi 22 août, jour du concert de Vegas. On en profite pour faire du repérage. On découvre la salle de concert, merveilleusement située dans le dernier hotel de luxe du Strip, le Mandalay Bay. Un House Of Blues au beau milieu des machines à jeux. On est de nouveau face à des conditions de taré pour voir ce groupe. Il est 11H du matin et il y exactement dix fans et demi dans la file, ça va on est 'safe' nous reviendrons donc dans quelques heures. En attendant direction le Meadows Mall où aura lieu la séance de dédicasse le lendemain après-midi. On découvre enfin ce fameux Hot Topic dont nous parle hardement Tom à la fin de chaque TH TV. Alors d'un, grosse surprise c'est pas du tout un magasin de musique, mais de fringues et d'accessoires branché 'Emo'. De deux, pour avoir le droit de rencontrer du Kaulitz il faut impérativement acheter la dernière blague musicale, j'ai nommé l'album 'Scream'. Et de trois ils te refilent un bracelet que tu dois garder précieusement pendant plus de 24 heures sans le perdre. Ça s'appelle le stress mon ami, le stress.

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Il est donc 19H lorsqu'on revient à la venue. Tout le monde est rentré. On repasse entre les tables de pocker et on percute que 'Oui c'est bel et bien ici que nous verrons Tokio Hotel en concert à Las Vegas'. À l'intérieur, une salle minuscule mais fantastiquement rock'n'roll, comme on les aime. Les schrei du Nevada sont déjà bien entassées à l'avant et encore une fois des gens pas du tout 'aware' du phénomène se retrouvent là par hasard, c'est bien ça fait du 'monde'. Nous on se dirige vers le bar car il est hors de question que l'on fasse un concert à Vegas sans une bière à la main. Ce serai pêché voyons donc. On est servit, on paye et on rescrute la salle. On teste la standing room, côté Tom puis côté Chantal, mais finalement nos trois paires d'yeux bloquent sur un endroit, le balcon. Il a l'air parfait. Et Il le sera.

On demande au charmant monsieur de la sécurité si y a moyen de monter. Il a pas l'air convaincut alors il double-check auprès d'une deuxième personne. Apparement on n'a pas le droit d'y accéder, on n'a pas les 'bons' bracelets. Qu'importe ça passe (cherchez pas c'est la vie, la nôtre ;-) ) et nous voilà pile au milieu du premier rang au balcon. La scène est à quelques mètres de nous et même dans nos rêves les plus fous on n'aurai jamais imaginé cette vue... On les surplombe littéralement. Dieu qu'on va kiffer ce concert. On manque toutes les minutes de se faire dégager pour la simple et bonne raison que nous occupons un balcon réservé à une 'certaine' catégorie de personnes. Je demande à la dame assise à côté de moi comment elle a eu une place au balcon et c'est d'un banal sans nom qu'elle me répond qu'elle l'a payé 125 $. Okay. On va s'écraser car même à nous trois réunit on n'a pas payé 100 $ nos places. LOL.

Il faut croire que c'est notre soir car on a droit à du neuf. Rien de bien excitant mais ça fait toujours plaisir. Un nouveau rideau avec sigle imprimé fait son apparition sur la tournée. Mauvais feeling avec celui qui n'est pas tombé à Anaheim peut-être ? =) Quoiqu'il en soit on squattera finalement tout le concert ces sièges tombés du ciel. Pour passer le temps avec les filles on pratique notre sport favori, de la critique de schrei. Avec ça c'est bon on refait le monde. On essaye surtout de ne pas penser que finalement on va assister à notre DERNIER concert, toutes tournées confondues, et ça croyez-moi ça fait mal. Il y a dix mois on n'imaginait pas une seule seconde que notre tournée de mars 2008 nous mènerai aussi loin. Voilà sept mois que nous suivons ces allemands en long, en large mais surtout de travers. Sept mois où nous avions une date par semaine, par mois, où on se disait 'C'est pas grave on les revoit dans dix jours...' Et là tout cela prenait vraiment fin. Anyway c'était avant que l'on sache qu'on irai au Texas et qu'on les reverrai cinq petits jours plutard ;-P

Je me souviens qu'on discutait avec Lau et que Pump fixait la scène. Et puis soudain sans qu'on s'y attende, les lumières se sont éteintes et le début de 'Break Away' a retentit dans toute la salle. Ouais ce début là on l'a pas vu venir. On découvre une scène tellement proche que si on y mettait chacun du sien on pouvait se toucher du bout des doigts avec BB. On perd Pump dans un cri sortit de nul part le temps de dix bonnes secondes et nous voilà embarquer à nouveau dans ce tourbillon d'émotions et d'électricité. Dieu que c'est bon de les voir, de ressentir cette fucking sensation qu'on a dans le bide à chaque fois qu'ils apparaissent. Ce soir BB avait décidé de nous faire notre fête, il avait donc sortit le pantalon des EMA 2007. Bien joué Bill, cette fois-ci c'est Lau qu'on perd. Le gosse est magnifique, on en peut plus. Le jumeau aussi. Chantal quand à lui est fantastiquement bien lissé.

Le concert se passe dans les normes TH, c'est-à-dire même setlist, même blabla entre les chansons, même 'chorégraphie', même moment d'intimité... Ce qui est bien avec ce groupe c'est que tu sais d'avance pourquoi tu signes. LOL. Mais bon on a prit l'habitude de cette mise en scène non improvisé, au bout de 4987678 concerts ça finit par passer tout seul. Et puis c'est ce qui fait le charme de ces gosses. Autour de nous les gens sont pas du tout au taquet, les trois quart sont même restés assis. On a encore du mal à se dire qu'on est face au plus grand groupe d'Europe. On a l'air tellement éloigné de ces fans américaines qui n'ont pas l'air de percuté la chance de malade qu'elles ont de les voir dans ces conditions. Ce manque d'enthousiasme nous désolerai presque pour eux. J'ai dit presque les enfants.

Le concert défile à une allure folle, on profite de chaque moment et de chaque parole déBILL qui sort de sa bouche. Si si je vous assure on a rien inventé, il dit bien 'My head is full of nothing'. Puis sans s'en rendre compte on se met à compter le nombre de chansons, il n'en reste plus que trois... Puis les deux dernières arrivent et là on réalise toutes les trois une chose, on ne les reverra plus sur scène. Ou pas avant un BON moment. Encore une fois à replacer dans le contexte 'On savait pas encore qu'on allait au Texas' lol. Si on devait retenir UN moment de ce concert je dirai sans hésiter les six secondes où Bill nous a fait sa Pussycat Dolls bien entamée. À genoux. La main posée entre les cuisses. Les jambes légèrement relevés. En levrette quoi. Et rien que pour voir ça en live mon pote j'aurai tué père et mère. Il nous a achevé le gosse. ACHEVÉ.

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On sort de leur premier concert à Vegas, totalement essorées. Vidées. On décide donc d'aller se ressourcer dans les entrailles de ce magnifique hotel qu'est le Mandalay Bay. Où vient d'avoir lieu le concert. On sait qu'ils sont là quelque part. On découvre les milles et une entrées et sorties de ce palace. On visite les étages intéressants, le bar auquel ils n'auront jamais accès sauf Chantal, parce que Chantal, il a la classe voyez-vous et accessoirement plus de 21 ans aussi =) On emprunte un couloir qui se termine par de grandes baies vitrées et où tu peux admirer un Strip dans toute sa splendeur. Puis enfin ce fameaux 62ème étage où règne une sécurité de pas tranquille... On piquera même des crackers d'un room service sur le chemin du retour.

Notre temps est écoulé au Mandalay Bay, il n'y a plus rien d'intéressant à se mettre sous la dent, même plus de crackers :-( On prend le tram directement dans l'hotel et deux minutes plutard on est dans notre pyramide, le regard encore absent et toujours plongé dans cette nuit qu'on vient de vivre. Le temps de réaliser que demain on les revoit, de près excusez-moi, on tombe dans les bras de Morphée le sourir jusqu'à la raie des cheveux. Et ce après avoir vu deux cent fois la pub pour la cérémonie des VMA à la télé. Avec évidement la face de BB placardée, comme pour nous dire, ouais à ce moment là vous serez de retour en France. Et eux non.

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FTW. Samedi 23 août. Cette fameuse date qu'on s'est vu rajoutée au trip est enfin arrivée. Certes elle était sensée marquer la fin d'un truc mais pour nous elle signifiait bien plus encore. Si on nous avait dit en novembre 2007 alors qu'on commençait tout juste à plannifier une dizaine de dates européennes qu'on aurait un jour l'occasion de faire une dédicace en plein milieu du désert du Nevada. J'aurai sauté. Littéralement. On l'a pas vu venir celui là. Ce face à face. Et c'est le coeur d'apparence léger qu'on retourne au centre commercial du Meadows Mall, cette fois-ci pour de la rencontre officielle avec de l'allemand. La dédicasse est à 13H, il est 12H30. On est LARGE. On retrouve des amies françaises dans la file qui nous font gentillement passées avec elles. Et là on sait pas pourquoi, on stresse. LOL. Toutes sans exception. On stresse comme des malades. Pour certaines dont on taira le nom ce stresse se transformera même en panique générale intérieure. Personnellement j'ai juste eu envie de sortir de la file et de rentrer à l'hotel. Me demandez pas POURQUOI car à l'heure actuelle je ne saurai toujours pas vous en dire la raison. Je me souviens juste que Pump m'a prit la main, que j'ai du la lui serrer jusqu'au sang, qu'elle m'a raconté une blague pourrie et qu'on a finit par rentrer dans ce fucking Hot Topic... Ensemble.

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Je suppose que vous voulez la suite ? Celle qui dit 'Oh mon Dieu Bill est trop bow !' ou encore 'Oh mon Dieu Tom est un sex-on-legs !'... Bah si vous attendez ce genre de review. Passez votre chemin. LOL. Déjà d'entrée de jeu on a eu droit à 'Rescue Me' en fond sonore, alors comment vous dire que ça part mal ('Rette Mich' en version ricaine en plus... À L'AIDE lol) L'hystérie à laquelle on aurait pu s'attendre n'était pas au rendez-vous, les schrei étaient relativement 'zen', comprenez par là que j'en ai vu aucune leur crier à la face ou encore leur chialer dans les pattes. Tobias, notre allemand préféré, est là pour assurer la circulation et est accessoirement scotché aux petites fesses de Bill. Il voit les françaises passés et manque de nous rouler les yeux à la face. Relax dude. On va pas la violer ta princesse d'Hambourg. Pas ici en tout cas ;-)

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Lau passe. Pump passe. Je suis la dernière. Et là je me tape l'affiche, évidement. Je venais de passer dix bonnes minutes à me râcler la gorge histoire de pas sortir un truc con avec la voix enrouée par le stress. Donc forcément mon 'Bonjour Bill' doit encore lui résonner quelque part dans le cerveau. Au moins il l'a entendut, ce qui m'a donc valut un 'Bonjour' timide de sa part que j'ai brièvement capté tellement j'étais hallucinée par la tonne cinquante de fond de teint qu'il avait sur la face, sans parler des faux-cils... Bref no comment. Après avoir signer mon poster de San Francisco il l'a glissé vers son dreadeux de frangin, donc je lui dis 'Merci', en y repensant je trouve ça tellement 'random' mais j'avais rien de bien intéressant à lui sortir. Quoiqu'il en soit ce merci ridicul a déclenché un moment Kaulitz qui aujourd'hui me fait encore sourir. Bill a hésité avec son 'De rien', donc il s'est tourné vers son frère pour lui demander confirmation, et ils ont répété ensemble 'De rien'. C'est con à dire, mais je le dis quand même, à ce moment là précisément ils m'ont refait l'univers. Tom. Tom. Tom. Je lui décroche à lui aussi un 'Bonjour' encore plus timide que celui de Bill. Je le fixe, littéralement. Il m'a l'air tellement renfermé sur lui même c'en est presque flippant. Je ne retrouve en aucun de ses gestes le gosse vulgairement HOT auquel je m'attendais. Il se mord les lèvres tout le long et esquive des sourirs de premier de la classe. WTF. C'est pas aujourd'hui que j'aurai face à moi Tom, le so-called Pimp. Le temps de faire un sourir à Chantal, je zappe complètement Gustav qui me rend mon poster l'air totalement perdu.

The End. Avec les filles on ressort, on cogite déjà chacune dans notre coin. Et enfin on lâche ensemble la phrase qui lancera la suite des évènements. 'Non le Texas ne se fera pas sans nous'.

Le pourquoi du comment de notre télénovela texane arrivera sous peu.

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Stay tuned.

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... Gigi ...
5 Chewing-Gums Tu veux coller ?

MICKEY, DONALD, DINGO & ... BILL [10 Oct 2008|01:07pm]
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Anaheim.

Le nom de cette ville ne vous parle pas ? Et pourtant si il y a un lieu sur cette Terre où vous pouvez réaliser vos fantasmes en couleurs pastels, c'est bien celui-là. Bill nous l'a avoué ouvertement le soir du 20 août 2008 'It's a big fantasy to be here tonight... In Anaheim !'. Ne nous fions pas à l'apparence gothiquement glamour du gosse il ne s'agit pas de la ville qui a vu naître Michael Jackson ou tout autre événement rock'n'roll du genre, c'est tout simplement le saint lieu où vit... Mickey et ses potes. Welcome to Disneyland, mon ami.

Lendemain du concert de San Francisco, on arrive sous le 'vrai' soleil californien dans l'après-midi. Notre hotel est à dix minutes à pied du Parc, juste parfait. Parce que croyez le ou non, nous allons voir Tokio Hotel en concert dans un endroit appellé... Le village de Disney. Assumons les filles, assumons. Nous avons rendez-vous avec nos allemands préférés vers 18H on en profite donc pour vivre notre vie, le temps d'aller déjeuner au Coco's du coin, d'aller faire un tour au bord de la piscine de l'hotel et nous sommes de retour dans notre chambre pour 'get ready' comme on dit aux States, car ce soir c'est 'Princess Party' aux pays des merveilles.

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Fraîchement débarquées au House Of Blues on retire nos tickets en will call, là on croise du Tobias affichant son plus beau sourir de constipation, alors qu'on peut clairement lire sur sa face 'Dieu du ciel encore ces meufs' :-) Le temps de faire une distribution de posters dans la file aux petites fans de 4 ans et demi, histoire donc de faire ma BA du mois, on découvre avec les filles le fabuleux système du 'Pass-The-Line'. En gros tu bouffes une entrée ou un dessert au restaurant du House Of Blues et tu niques la file d'attente qui est là depuis 5H du mat et qui a dit 'nein' à la soupe à 10$ en leur passant devant. C'est ton choix chérie, ce sera deux soupes du jour et une salade pour nous madame. Pronto.

19H on rentre tout en hallucinant sur les choix vestimentaires des uns et des autres. La fouille des sacs à main nous retarde, 'sorry Ladies' pas d'appareil photo pour ce soir, ça passe pas. Fuck. Nous n'aurons donc que pour souvenirs de ce concert des clichés stockés au fond de notre mémoire de fan. C'est déjà ça. On découvre la salle et on pense sincèrement qu'il est impossible qu'ils fassent plus petit que ça avant... Très longtemps. Dans la 'standing room' face à la scène on tient à maximum 200 personnes, le reste des gens se trouvant au balcon quasi inexisant, derrière la sono ou au bar. Ça s'annonce comme le meilleur concert qu'on est jamais fait, jusque là en tout cas.

21H le rideau tombe, enfin presque, il reste accroché jusque devant la face à Chantal, le pauvre il a du l'avoir mauvaise. L'intro avec 'Break Away' s'achève, pendant que Tom, Bill et Gustav enjoy leur public sur les premières notes de 'Final Day' Chantal est lui toujours exilé derrière ce fucking rideau. Dieu que la situaion est comique, on en peut plus. Tobias est dépassé et rit jaune, seul face au drame il tente à plusieurs reprises de faire tomber la fin du rideau. Il mettra du temps puisque ce n'est qu'à la fin de la troisième chanson '1000 Oceans' qu'il finira par nous révélé notre magnifique Chantal, enfin libre et lissé à la perfection. Welcome on stage Listing !

Plantées au fond de la 'standing room' et dos au mur qui nous sépare de la sono, on est placé comme des reines. Devant nous, le vide, un espace de 2 mètres qui voit circuler de droite à gauche des gens. Puis on réalise une chose, que depuis qu'on les suit en concert, on les voyait sur scène mais eux ne nous voyaient pas (enfin that's what I think) et c'était très bien comme ça. Les attentes devant les aéroports, devant les hotels ou les attentes tout court c'est plus du tout le truc des KG, donc forcément même avec 20 concerts dans les pattes et autres croisements divers par ci par là... Impossible qu'ils nous reconnaissent. Sauf que là on a pas trop le choix, on est tellement proche qu'on peut récolter de l'ADN et soudain on se sent vulnérable face à ce gosse qui pèse 50 kilos tout mouillé. Là au beau milieu et au fond de cette salle minuscule on connecte avec ce groupe qui nous fait vibrer dans tout les sens du terme. Voir Bill Kaulitz de ces propres yeux est une chose mais savoir que lui vous voit, je peux vous jurer que c'est autre chose. (PS : for your information, nous on attend uniquement à l'intérieur des hotels ;-) )

Le concert est à la hauteur de nos espoirs. Les twins jouent aux amants interdits, BB shine et smile, Tom gratouille et balance de la dread, Chantal creuse le sol et wave jusqu'à la pointe des cheveux, tandis que Gustav fait son touriste de base sur scène. Ce soir là à Anaheim entre 21H et 22H on aurait pas pu trouver plus épanouies et plus bouleversées que les trois françaises du fond du House Of Blues. Si Bill a réalisé un fantasme, nous on a réalisé quelque chose de bien plus grand encore, un rêve.

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Sur une note plus personnelle je tiens à dire que sur mes dix-huit concerts de ce groupe celui là rentre directement sur la plus haute marche de mon Top 3. Ce concert à Anaheim réunissait plusieurs de mes univers restés jusque là éloigné à celui de ces quatres garçons venus de l'Est. La ville en elle même est symbole de mes vacances en Californie depuis que j'ai deux ans, j'en connais les moindres recoins, c'est juste mon deuxième 'chez moi' après Tahiti. En juillet 1998, soit il y a dix ans quasiment jour pour jour je voyais les Hanson pour la première fois au Hollywood Bowl et je rentrais à Anaheim les yeux plein d'étoiles et le bide remplit de papillons, j'avais 15 ans. Il y a encore quelques mois j'y étais de passage en Avril pour quelques jours de vacances en famille, il y a encore quelques mois je passais devant ce même House Of Blues avec ma soeur en me plaignant que la fin de tournée avortée de Mars était injuste... Si on m'avait dit que quatres mois plutard je serai de retour au même endroit pour voir de l'allemand, j'aurai moi même signé mon admission en asile.

Même si c'est la vie qui est folle et pas moi.

... Gigi ...
6 Chewing-Gums Tu veux coller ?

ACHTUNG ... WET FLOOR ! [21 Sep 2008|03:36pm]
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On dit souvent que nos vies sont portées par nos rêves, et que ce sont eux qui nous font avancer dans la vie. Dans la mienne, il y avait la Californie. J’ai passé les premières vingt trois années de ma vie a en rêver, à me dire « un jour, j’irais ». Il fallait simplement attendre « l’occasion ». Lorsqu’on s’est rencontrées pour la première fois avec les filles il y a… pas mal d’années, je pense que si on nous avait dit que cet été deux mille huit on le passerait en Californie pour suivre un groupe allemand en tournée, jamais de la vie on l’aurait cru.

Et pourtant, c’est arrivé.

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L’annonce des dates est tombée, je me souviens j’étais dans le train pour rentrer chez moi depuis Barcelone. J’ai reçu un texto de Pump, puis un de Gigi, on n’a même pas eu besoin de se dire quoi que ce soit, tout était évident. Tokio Hotel à San Fransisco, Los Angeles et Las Vegas ne se ferait pas sans nous.

S’en est suivit pendant un loooong mois et demi l’organisation de ce qui serait peut être le voyage de notre vie. Ce fut long, stressant, compliqué, mais Gigi & Pump y sont arrivées, elles ont vraiment tout organisé à la perfection, je profite donc de cette petite review pour leur rappeler que sans elles je ne serais pas là en ce moment, sur cette banquette de bus Greyhound qui relie Las Vegas à Los Angeles à regarder le soleil se coucher sur le désert du Nevada. Les filles, vous êtes la meilleur chose qui me soit arrivée dans la vie (inside joke, si vous avez bien suivit hahaha)

So, nous y voilà. Il est exactement dix neuf heures quarante quatre et il nous reste quelques bonnes heures de bus jusqu’à LA, j’ai un peu de temps pour commencer la review du concert de Tokio Hotel à San Fransisco avant que la batterie de mon PC ne me lâche.

Pump, Gigi & Me (Lau, au cas où lol) sommes arrivées à San Fransisco deux jours avant le show, un dimanche très exactement. On vous épargnera les galères de valise, les shuttles pour les aéroports qui se pointent pas là où il faut, les kilomètres à marcher dans le froid pour trouver l’hotel - Parce que OUI, vous avez bien lu, croyez le ou non, mais nous avons eu FROID à San Fransisco. Et bien froid lol

L’hôtel est sympa, c’est une auberge internationale, pas crade, bon les lits superposés grincent comme d’hab, mais on a l’habitude, on survivra. Le quartier, on repassera, ce n’est qu’à quelques blocs du centre ville, mais on se fait pas mal emmerder sur le trajet, à chaque fois. C’est pas grave, c’est jamais vraiment mal intentionné. Dans notre petit dortoir de 4, on tombera même par hasard sur une américaine de Los Angeles a qui nous demanderont « Tu viens faire quoi à SF ? » et qui nous répondra « Oh, juste un concert au Fillmore demain soir ».
Ça, c’est fait.

La ville est magnifique. En deux jours, on aura fait absolument tout ce qu’un touriste doit avoir vu à San Fransisco, le Golden Gate bridge (touched my dream *__*) , les Cable Cars, les quartiers de freaks, le port, le Hard Rock Café & enfin le Bubbagump Shrimp ^^

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Et le jour du concert est arrivé. Mes autres trois amies françaises qui feront la tournée comme nous en parallèle, nous raconteront qu’elles ont croisé du Kaulitz blondement accompagné dans le centre ville la veille. On aimera se dire qu’on les a croisé aussi, sauf que nous on les a pas reconnus lol D’ailleurs le THTV de la semaine prochaine à San Fransisco va être pas mal hardcore pour nous à regarder… Ils sont juste passés exactement aux mêmes endroits que nous.

Petit rappel bref, le concert à SF se passait au Fillmore, salle mythique dans laquelle ont joué, entre autre, les Beatles et les Hanson. Comprenez que pour nous, c’est juste énormissime d’aller applaudir Tokio Hotel là bas lol

Et croyez le ou non, on s’est pointé au Fillmore à dix neuf heures. Non non, pas dix neuf heures la veille, bien dix neuf heures le soir du concert. Et en prime, comme on se les gelait accessoirement, et que les line up & les talons aiguilles ça fait pas bon ménage, on a passé une bonne demi heure dans le Starbucks du coin à critiquer de la schrei américaine qui faisait la queue pour les chiottes. Et c’est partit, on y retourne. On se les gèle bordel de nouille. J’avais mon trench fermé jusqu’en haut, et j’aurais pas dit non au manteau d’hiver… sisi je vous jure, quel est l’imbécile qui a dit qu’il faisait chaud à San Fransisco un 19 août et que nous avons cru ?

Autour de nous, des familles comme d’hab, et des fans vraiment fans qui pleurent avant même d’être entrées dans la salle, tellement hallucinées de les voir ici, en Californie… Pour le coup, j’avoue que le feeling était assez space à analyser… aucune connexion ne se fait dans nos cerveaux… déjà d’assimiler le fait qu’on soit là c’est limite, mais d’associer ça a un concert de Tokio Hotel, dont le nom est toujours aussi inconu en Amérique du Nord, c’est simplement pas possible.

Et puis on entre. Les filles & moi on reçoit notre petit bracelet Over 21, et on se faufile dans la fausse. Oh Mon dieu, cette salle est magnifique, avec de grands lustres au plafond qui brillent, et une ambiance chaleureuse comme jamais.
On est arrivées à dix neuf heures, il est vingt heures trente et nous sommes à 10m d’une scène minuscule cachée par un grand rideau noir. Cherchez l’erreur.

L’attente est royale, la fosse est a moitié vide, les gamines autour de nous sont impressionnées, « Oooh des graaaaandes fans qui parlent un truc comme du Français ! » ça nous fait bien marrer, et on a toujours 3 têtes de plus qu’elles, et donc toujours la vue dégagée droit devant la scène à quelques mètres de nous.

Et on arrive juste pas à y croire.
Vingt et une heure, toujours rien… tiens, en Europe c’est l’heure à laquelle on sort. On a mal au bide comme a chaque fois, ça y est on va les voir, de si près, dans cette salle si intimement mythique, à San Fransisco.

Et soudain, tout vient en même temps. La lumière s’éteint d’un coup, les filles ont a peine le temps de réaliser et de commencer à crier que le rideau tombe, et un patacaisse de lumières enflamme la scène sous la guitare électrique de Tom que je ne vois même pas tout de suite tellement il y a de lumière et tellement je suis surprise. Mon ventre fait un back flip et ça y est, on réalise. « Oh my god Oh My God ! » Ils sont là, tellement près que ça me fait presque flipper (oui oui, les premiers rangs européens ça fait longtemps qu’on a laissé tombé, trop de Schreigirls compressées tue la Schreigirl compressée.) Et je repense à la dernière fois que je les ai vus, en gradin à Genève… autant vous dire que la transition est … absolument indescriptible, on vit le show.

Break away est commencé, on sait que ça va passer très vite, seulement quatorze chansons sur la set list, ça fait franchement chier mais après tout RAF, on est là, eux aussi, Bill shine jusqu’à la pointe de ses cheveux, et il nous enchantera à brailler des « In San FransiscoooOOOoooo !!! » à tout bout de champs tellement il est content d’être là Bébé. J’avais oublié ce que ça faisait de voir ses yeux, de pouvoir distinguer la matière des fringues de Tom, et d’observer les mêches ultralissées de Chantal collées dans son cou ^^

Nous sommes assez près pour tout voir absolument parfaitement, et assez loin pour éviter les mouvements de foule assez impressionnants qui secouent la fosse juste devant nous. C’est vraiment impressionnant… et je prie pour mes amies au 1er rang.

Mais tout est court, toujours trop court…. Une heure à peine et déjà Bébé disparaît dans les backstages. Le temps de se prendre une rincée de la bouteille d’eau de Tom et nous voilà sorties du Fillmore à la recherche de cette fucking glissade.

On essaie de se réchauffer en hallucinant à haute voix sur ce concert qui entre direct dans mon top 3, et on se poste à côté des trois tour bus américain deluxe trop beaux qui sont en face de l’entrée des backstages, là où on devine qu’on va voir passer de la touffe.

Nous ce qu’on cherche, c’est de faire un remake de New York, version West Coast. Mais comment les suivre jusqu’à leur hotel, on a pas de voiture, on sait pas quand ils vont sortir et les taxis refusent de s’arrêter pour attendre, même si on les paye, et en plus il en passe un tout les siècles et demi.
Mirde.

On se dit qu’on est foutues, tanpis… on les regardera simplement sortir derrière ce grillage entouré de fans, et on rentre à l’hotel.

Ils sortent quelques minutes plus tard, et le contraste entre le groupe hyper nice, accessible et heureux d’être là sur scène et leur attitude à cet instant est hardcore. Lunettes sur le nez, trace tout droit, regarde personne, signe rien, monte dans le bus sans demander son reste. Euh…… On devrait peut être leur rappeler qu’un peu d’humilité ça fait pas de mal quand la notoriété de son groupe est aussi minable que la leur ici.

Puis soudain on s’est regardées, on a regardé derrière nous, et là encore on a pas eu besoin de parler. On a choppé le taxi juste là en COURANT comme des tarées et on a hurlé au chauffeur « PLEASE FOLLOW THAT BUS !!! ». C’était tout ou rien, ou le gars nous sortait, ou comme à New York il se prenait au jeu.

Et il s’y est pris, au jeu.
Devant nous, les deux bus et trois ou quatre voitures qui les suivent aussi, nous derrière. Sauf qu’on avait pas soupçonné que David notre CabDriver était un CabDriver de compet’… on s’est retrouvées touuuut devant, à rouler à CÔTÉ du bus dans lequel était monté les bébés à devoir lui dire « Euuuh non non c’est bon, pas la peine de leur demander où ils vont, on va se contenter de les suivre » lol Et cette interaction avec un autre taxi dans lequel mes amies étaient en plus nous a fait beaucoup rire, les chauffeurs qui se regardent et qui se demandent « Est ce que t’as une idée d'OÙ on va??? »

Rien que pour ça, ça en valait la peine.

Finalement on y arrivera, comme d’hab un hôtel hyper classe et ultradesign qui doit coûter 500 balles la nuit dans le cagibi, et bien évidemment, le temps de payer David, les bébés ont tracé leur race et sont rentrés.

Y’a ZERO fans, comme d’hab, et vu qu’on est sapées, on entre, on se mélange à la foule encore plus sapée que nous qui bois des whiskey à 40$ partout dans le bar, on fait trois fois le tour du lobby mais ça sert à rien, ils ont tracé, et Rock’n Roll Bill doit déjà être démaquillé douché bordé et prêt à pioncer.

Tanpis, c’est le jeu ma pauv’ Lucette, on se fendra quand même bien la poire dans les chiottes utradesign de l’hôtel pendant une bonne demi heure.

Quand on rentrera vers minuit, Janine (on se souvient plus de son nom lol) notre colloc de chambre est elle aussi tellement rock’n roll qu’elle dort, et nous on tardera pas à faire pareil, les pensées agitées à chaque seconde par toutes les images qu’on s’est prit dans la face en quelques heures ce soir, ici à San Fransisco.

Et demain, qu’est ce qu’on fait déjà demain ?
Oh, simplement un autre concert de Tokio Hotel au House Of Blues de Anaheim.

--- Lau ---

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Nous sommes rentrées depuis quelques jours. Puis nous sommes reparties dans nos vies respectives. Lau affine ses projets futurs pour l'année prochaine, quand à Pump & Gigi, elles emménagent dans leur carte postale parisienne. Des reviews ont été écrites. Des photos et des vidéos à l'image de nos souvenirs les accompagneront également. Le racontage de notre virée Californienne (et Texane) ne fait que commencer.
Stay tuned.

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4 Chewing-Gums Tu veux coller ?

WE'RE FROM TEXAS YA KNOW [27 Aug 2008|01:21pm]
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Finalement on jouera les prolongations.
Et accessoirement la finale.

___ 27_08_08 ___
Dallas . TX . USA
___ 28_08_08 ___
Houston . TX . USA


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Du spectacle. De la dédicasse. De la review. De la photo.
De notre univers impitoyable... Tout bientôt ;-)

ps : Bill a réalisé un fantasme. Sachez-le.
3 Chewing-Gums Tu veux coller ?

MEET US ON THE WEST COAST [14 Aug 2008|10:02pm]
___ 19_08_08 ___
San Francisco . CA . USA
___ 20_08_08 ___
Anaheim . CA . USA
___ 22_08_08 ___
Las Vegas . NV . USA

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Retrouvailles des P.I.M.P. dans H-42 !

16.08 __:::__ 02.09
3 Chewing-Gums Tu veux coller ?

GENF ± 2 ... by Gigi [02 Aug 2008|11:34pm]
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21 mars ... 12 juillet
Soit cent quatorze jours d'attente.

Une arrivée à 15H. Être aussi fraîche que Bill pour un concert ça n'a pas de prix.
Une setlist allemande. On remercie le ciel.
Des papas et leur bières. Un public juste inoubliable.
Un coup de fil de notre Lau en gradin. Nous en fosse.
On est tellement -proches-. On peut les renifler d'où on est.
Zéro surprise. C'est pas grave. On les aime aussi pour ça.
Bref notre 'final' est tout simplement PERFEKT.
'Vergessene Kinder' ou 'Forgotten Song'.
Des sensations. Des moments. Entre nous.

Dieu que ça en valait LA PEINE.

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Photos par Gigi & Gaëlle.

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*** CHANTAL'S SESSION ***
Parce que 90% des conneries qu'on sort... On les lui doit !

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Toute la gang lance un ENORMOUS danke à notre Suisse, Thalia ;-)

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Sur ce BB, on garde les glasses
et on se retrouve soon through the monsoon sous le sunlight californien ♥

... Gigi ...
2 Chewing-Gums Tu veux coller ?

GENF ± 1 ... by Lau [23 Jul 2008|11:10pm]
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Vous avez sûrement pu le lire, y’a des fois ou tout se passe le plus normalement qu’il soit, et des fois ou tout part n’importe comment. Là en l’occurrence, exactement deux semaines après la catastrophe génialement mémorable de Barcelone, qui nous a coûté cher dans tout les sens du terme, mais qui a eu le mérite de rouler un peu plus notre bosse de Rock’n Roll roadies, GENF, alias Genève, s’est passé d’une limpidité presque inquiétante, ce qui me vaut le plaisir de vous offrir une review PALPITANTE d’aventures exotiques hahahaha *hem*

Il fait frais et il pleut en ce vendredi soir 11 juillet à Colmar City, et après avoir royalement plié la plaque d’immatriculation d’une Passat toute neuve avec le pare-choc avant de sa belle Patty, Lau retrouve sa nouvelle partenaire de crime, Al, fraîchement arrivée de Nancy, pour son premier concert Tokio-Bordel le lendemain, dans la capitale culturelle Suisse.

Mes girls ne sont pas avec moi, elles sont déjà là bas à Genf. Je ne devais pas aller à ce concert, obligations de la vie courante, boulot blabla, mais comme d’habitude, je ne pouvais PAS ne pas y aller.

C’est donc à 4h du matin que le réveil sonne dans ma piaule, nous tirant Al & moi-même de notre courte nuitée. On se pomponne, il fait nuit, il fait froid, il pleut. Mais on espère, peut être que par delà les Alpes, le temps est meilleur.

La route n’est pas longue, Patty est un peu fatiguée de son accident, son cligno marche plus :’( Mais elle roulera jusqu’à destination sans soucis. Et les toilettes des aires d’autoroutes taggées tout le long de BILL I LOVE YOU 12 JUILLER FUR IMMER divertiront notre voyage hahahahaha

Arrivée sur place, purée de bordel, le Genf Palexpo est juuuste a côté de l’aéroport, y’ a 20 000 parkings a perpet de la venue, pleins de sorties, bref, je kiff … comme d’hab… et il pleut toujours.

Mais heureusement, j’ai avec moi une néophyte, et les néophytes, ça à toujours le moral. On se gare dans un truc sous terrain ou on est sure de bien banquer comme il faut à la fin de la journée, et on part, comme d’habitude, à la recherche de la Schrei, mouillée cette fois.

Ouaiiiis que de joie de retrouver ses jeunes filles en fleur entassées dans une espèce de décharge, comme d’habitude dans un joyeux bordel dénué de toute organisation. Un moulon s’est formé devant les grilles entourées de baraques à Snack fermées en ce samedi matin, 10h et des brouettes pour être précises. Il pleut toujours, on se dit que de toute façon quoi qu’il arrive on récupèrera de bonnes places vu que c’est l’anarchie, et Al et moi on se casse prendre un café et explorer le Hall de l’aéroport, à 50 mètres.

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Finalement on avait bien fait de pas trop traîner, à peine revenues qu’on est obligées de feinter le gars de la sécurité en gilet jaune fluo pour qu’il nous laisse reprendre les places qu’on avait pseudo investies quelques temps plus tôt, et ça marche, on entre dans la zone « Fan Hardcore », autrement dit, la zone réservée aux fans qui ont passé un bout de temps là. Et durant la journée, une flopé de parents désespérés tenteront parfois avec, et parfois sans succès de pénétrer dans cette zone privilégiée gardée par des vigiles aussi sympa que compréhensifs.

On trouve notre spot, dans un coin assez éloigné pour que peut être on pense qu’on est pas là pour ça, ou qu’on a perdu la petite sœur sous notre responsabilité au premier rang, et on commence à attendre. Mes girls me disent qu’elles vont arriver à 15h… En attendant de les croiser, Al et moi passons le temps à faire des allers retours à l’aéroport, à critiquer de la Schrei, et à enjoyer le soleil qui daigne bien réchauffer un peu le béton encore humide. Un charmant vieux monsieur nous offrira même des caisses à légumes sorties de son camion à snack pour qu’on puisse s’asseoir. C’est t’y pas nice ça ? ^^

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On verra même passer juste devant nous deux vans sympathiquement suspects qui ne savaient apparemment pas par ou entrer, et qui passeront totalement inaperçus dans ce joyeux bordel lol

Comme prévu, elles sont arrivées un peu après 15h. On se croise vite fais, une autre nouvelle recrue s’est joint à la partie. C’est vraiment drôle ses relations de fan si particulières et tellement fortes, je m’interrogerais toujours dessus.
Gigi, Lau, Pump, Thal*, Aurel & Ga, la THFF Team, au taquet ^^

*Flash Info du Télé Journal*
Des précisions sur la demoiselle suisse Thal. Elle n'est pas fan et n'est pas venue au concert.
Car pour elle, Tokio Hotel se résume aux mains de Tom.
Et 45€ pour voir 10 doigts s'excités on stage c'est encore too much ;P


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Elles sont loin dans la file, mais RAF, elles sont en fosse, Y’a de la Schrei qui va sauter. Al & Me, on est en gradin.

Les portes s’ouvrent, comme d’hab, le staff flippe sa race et braille dans des microphones. Nous on reste à l’écart, on attend que ça s’entasse en buvant un café, et on écoute les vendeurs de Snack complètement hallucinés s’exclamer avec leur accent suisse sur la folie du phénomène. Apparemment, c’est du jamais vu…. Je dois vraiment être blasée.

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Un sympathique jeune homme aux airs d’Elijah Wood vendeur de snack nous tapera même la causette pendant bien une heure avant l’ouverture des portes.

« Moi ? Tokio Hotel ? ouaiiis c’est la première fois que je les vois. » Que je lui dirais en haussant les épaules.
Bah ouais, on va pas griller ses chances à la première seconde non plus hein.

On entre enfin, on scrute un peu, on squatte, on re-scrute, on re-bouge.
4e rangée de gradins pile en face de la scène, on fera pas mieux.

On enjoy nos places assises et on regarde la fosse s’entasser comme jamais j’avais vu de fosse s’entasser. Eh oui, il faut les faire rentrer les 10 000 personnes au lieu de 8000. Ils ont d’ailleurs pour l’occasion eu l’idée de virée l’avancée de Bill dans la fosse…. Dommage pour nous, on aurait vraiment bien vu.

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Je regarde mes girls en fosse, comme je m’y attendais elles sont overbien placées côté Chantal, y’a en effet du y avoir de la Schrei qui a volé héhé

Et ça commence.
Ma Néophyte n’en croit pas ses yeux, desquels tomberont d’ailleurs de grosses larmes de joie dès les premières notes, ça m’émeut, ils sont là, on est là, on voit tout, on voit bien, et je me souviens alors pourquoi j’ai fait tout ça.
Parce que je les aime.

Et bordel, ça fait bien 15 concerts que j’avais pas chialé… au début.

Excellent. Génial.
Ils étaient là, ils étaient dedans, peut être un peu expeditifs dû sûrement à un avion à prendre, mais whatever, je suis a fond dedans, bizarrement émue comme ça faisait longtemps.

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Peut être en y repensant que j’avais cette minuscule salle en Californie dans le coin de la tête, avec la certitude de les revoir a la même distance que des filles là bas, en train de mourir au premier rang … ;)

Bizarrement encore, j’ai du mal à m’en remettre à la fin, j’ai eu aussi un peu de mal à arracher Al aux au revoirs de Gustav pour retrouver les filles dehors avant que le moulon ne se casse de la salle.

On rit, on s’exclame, on pleure, le concert était génial.
Pas de plan, les BB s’envoleront sûrement pour la Gelbique dans la seconde qui a suivit la fin du concert, mais RAF, on passe à autre chose ce soir, juste le temps de se souvenir qu’un petit rassemblement de vieilles fan des Hanson nous attend à Satigny Beach autour d’un plat de pâtes excellentissime, et Al & Me reprenons la route vers la France, sous une pluie diluvienne qui marquera la fin de ce périple lisse et sans soucis, mais diablement mémorable quand même ;)

Restez sur les ondes du TTH’blog, les prochaines reviews parfumées à l’exotisme de l’Ouest Américain promettent d’être on ne peut plus Rock’n Roll ;)

// Lau \\
3 Chewing-Gums Tu veux coller ?

DONDE ESTA LA GLISSADA ? [20 Jul 2008|11:47pm]
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Y a des fois on a de la chance. Et y a des fois on se prend un gros vent. Puis y a des fois où tu accumules les galères. Ce sont ces fameux moments où tu te dis on pourra pas faire pire que ça... Grosse erreur. Dans notre cas ce sera quand y en a plus, y en a encore... Car t'y peux juste rien quand t'es face à une putain de malchance.

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26 juin. Vingt-deux heures trente. Un mélange d'émotions envahit la gare de Montpellier. On se rencontre et on se retrouve. Lau et Gigi arrivent de Paris, Pump d'Aix-En-Provence, Gaëlle de Toulouse et Jézabel de... bah de Montpellier :) La magie du simple fait d'être passionné nous rapproche toutes les unes des autres très vite. L'alchimie est là et on sait déjà qu'ensemble on vivra quelque chose d'inoubliable. Vingt-deux heures cinquante. Nous voilà en route pour Barcelone et grâce à notre pote électroniquement pratique, Gipie, nous évitons de nous planter cent fois avant d'arriver à destination. Il est environ deux heures du matin quand on arrive enfin à la venue. On débarque et on part à la recherche de la schrei endormit. On mettra bien une heure pour en trouver. Ça sent l'organisation de pointe, on va kiffer. Bref on passe aux choses sérieuses et on déballe de quoi survivre à notre première nuit espagnole sous les étoiles (et surtout sur le bêton). On tente la phase de sommeil une. Mais entre la schrei qui chante, celle qui parle et celle qui nous matte, on a du mal. On tente la phase de sommeil deux. Première averse. On retente la phase de sommeil deux. Deuxième averse. On ne tente plus aucune phase de sommeil et la flotte, la vraie, débarque. On abondonne au bout de deux heures, même pas, de tentative de sommeil. Nos faces de déterrées, presque sec dans la voiture, on décide de quitter la file et de rejoindre un café, une station service, bref n'importe quoi pour se réchauffer et se refaire une santé. Dans ce bar de Barcelone, on relativise, enfin on essaye. Neuf heures du matin. On remet les pieds dans la bataille et on retrouve quasiment nos places de la veille dans la file. Tout ça pour ça. Putain ça fait chier.

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On se réinstalle. Chaises de camping pour certaines et sac de couchage pour d'autres. On gratte les moindres minutes de repos sous une chaleur écrasante. Évidement la schrei espagnole ne déroge pas à la règle, ça hurle et ça pousse déjà avant midi. Un moulon se crée au portail d'entrée et ça crie plus que d'habitude mais on comprend pas un mot. On capte enfin qu'il y a trois entrées autour de la venue. Le temps de comprendre ça la sécurité des lieux ouvraient le portail. Et là ce fut le début de la fin. Ça court, ça gruge et ça abondonne tout bien matériel derrière soi. À ce moment là n'importe qui pouvait se retrouver au premier rang, que ce soit celle qui a dormit cinq nuits devant la salle ou celle qui a fraîchement débarqué à onze heures cinquante-huit du matin. Nous on bouge pas, on hallucine. Une organisation comme celle là ça s'invente pas car même dans les pires cas de figures jamais on n'aurai pensé à ça ! Tout le monde (et je pèse mes mots) nous passe devant. Le temps de ramener nos affaires dans la voiture (non nous n'avons pas contribué à l'aide aux SDF de Barcelone) on repart à la recherche de la VRAIE et DÉFINITIVE file. Face à nous deux énormes moulons. On balance notre foi inébranlable à la poubelle et on rejoint le côté Georg. On se réinstalle dans la file pour la unième fois de la journée. On se dit que cette fois-ci c'est la bonne, qu'on est là pour encore six heures d'attente.

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Pump, Ga et Jayz partent à la voiture. Lau et Gigi s'endorment dans la file, et certaines en profitent pour gruger. On laisse faire de toute manière on n'est plus à cent personnes près. Quinze heures arrive. On peut entendre les garçons soundchecker. Évidement ça engendre un mouvement de foule, du coup on en profite pour reprendre nos places officielles. Notre avancée dans la file ne fait pas l'unanimité autour de nous. Et ça commence à jazzer en espagnol. RAF. On est à NOS places, on bougera pas. Bref quelques puta de madre plutard une bande de schrei espagnole se croive intelligente et déclenche la tempête Laureline Sutter à coup de hurlement dans un microphone. Une schrei est à deux doigts de se prendre la raclée de sa vie et on frôle l'incident diplomatique (cherchez pas c'était de LEUR faute). Le calme revient, enfin c'est ce qu'on croit. Entre temps la police s'est jointe à notre petite fête franco-espagnole. Le monsieur avec le badge qui lui donne tout les droits nous pointe cinq fois du doigt. On hallucine à l'envers et on se fait sortir de la file. On vous passe les détails, en gros quand t'es pas dans ton pays tu te la fermes et t'exécutes. La schrei espagnole, aussi débile profonde qu'elle soit, fera office de parole d'évangile auprès de la police. On s'explique pendant une bonne heure avec le policier anti-français et la jolie policière, qui sera d'ailleur la seule à nous soutenir. Résultat, la schrei espagnole se voit confisquer son microphone et nous on se retrouve à la fin de la file. Vive la justice espagnole. Dégoûtées, fatiguées, humiliées, on se réinstalle pour la dernière fois, on est les dernières et autour de nous ça ne parle plus que des cinq françaises qui se sont faite dégagées par la police. On est montré du doigt de tout les côtés. Bref l'ambiance est magnifique et il va falloir faire avec jusqu'à l'ouverture des portes.

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Il est 16H passé. On se dit que le pire est derrière nous. Faux. Pump et Gigi rejoignent la voiture pour récupérer des affaires et découvrent que la voiture n'est plus là... Leur cerveaux bugguent à l'unisson. Elle est passée cette putain de caisse ?! On n'y croit pas. On imagine le pire. Une autre voiture est garée à la même place alors on interroge les gens présents pas loin, la dame d'un air dépité nous montre du doigt un autocollant jaune placé sur le trottoir... Elle est à la fourrière. PUTAIN. Trop de galère tue la galère. On retrouve les filles dans la file et on leur demande de sortir. On leur apprend qu'on nous a prit la voiture et qu'il faut qu'on aille la récupérer tout de suite. On pleure, on se ressaisit, on appelle la fourrière et on prend le bus direction le centre ville. Cent quatre-vingt onze euros d'amende plutard on retrouve la BK de Gaëlle. On décide alors de repasser par notre auberge car vu l'heure autant retourner à la venue pour l'ouverture des portes. Mauvaise idée. On se retrouve coincé dans les embouteillages. Si on continue comme ça le concert on va le rêvé en couleur. On rebrousse donc chemin et on retourne à la venue. Il est 19H30. Les portes sont ouvertes. On est ruiné, fatigué, pas habillé, pas coiffé, pas maquillé, bref on a juste l'air de rien. Petit passage obligatoire par les toilettes du stade et on rejoint l'entrée de la salle. La schrei arrivée à quinze heures sera mieux placée que nous. FTW. On est en deuxième fosse, côté Chantal et ça fera l'affaire. Après toutes les merdes accumulées dans la journée on s'estime tout simplement HEUREUSE d'être dans cette salle de concert saine et sauve.

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Un concert en anglais. Allez achevez-nous.
Dieu merci on a quand même droit à de l'allemande.
Wir Sterben Niemals Aus
Geh
In Die Nacht


Photos par Gaëlle :)

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On a à peine le temps de reprendre nos esprits que les lumières se rallument déjà pour signer la fin de l'aventure espagnole. Mais vous pensiez que le délire s'arrêterai là ? Nein. On a une piste pour l'hôtel. C'est le dernier espoir de cette escapade catastrophe alors on prend. Superbe vue sur la mer, le quartier est fait de strass et de paillettes, comme Bill. On le sent bien, on retrouve la foi... Il est deux heures du matin. Zéro problème capilaire à l'horizon. On se résigne à rentrer, le moral inexistant. On arrive à notre auberge. On met une heure à faire le check-in et une demi heure à trouver un parking à la voiture. On en peut plus, le monsieur de l'accueil est sur le point de se faire assassiner par nos personnes. Bref il est quatre heures du matin et on se couche ENFIN.

Nous avons appris le lendemain qu'ils n'étaient pas à l'hôtel où nous les attendions. Donc le ratage sur toute la ligne, c'est fait ! LOL Et là je pense sérieusement qu'on ne pourra jamais faire pire. A moins qu'un jour l'une d'entre nous n'ait vraiment pas de chance et décède sous les roues d'un rock'n'roll trucking pour x raison.

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Exit TH. On y était aussi pour enjoyer la vida loca en Barcelona !
Coup de soleil. Shopping. Stradivarius. Starbucks
La playa. La Sagrada Familia. Les Tapaaaaaas. Las Ramblas. La Sangria.
ps : Et cette fucking NON-margarita.

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Mais croyez-vous qu'on est du genre à renoncer aussi facilement ?
N'est pas Kau Gummiz qui veut.
Quand on commence à coller.
Difficile de s'en débarasser.
On dira AMEN le jour où on aura trouvé cette fucking glissade ;-P

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En voiture, sur le chemin du retour en France (on vous épargne l'interlude où on est à la limite de râter notre train...) on tombe par hasard sur une radio espagnole qui diffuse... Dont Jump. Et après un week end pareil, je vous jure que la chanson prend tout son sens.

... Gigi ...
5 Chewing-Gums Tu veux coller ?

DE LA DREAD CRÂMÉE [04 Jul 2008|07:47pm]
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Tout commença un jour de janvier 2008, lors d'une conversation MSN franco-tahitienne. '....Ils font le Parc Des Princes en juin...' Ah bon ? Combien de gens ? Ah OUAIS. Quand même. Les billets sont en vente mais pas d'excitation particulière. À la limite on s'en fout, on SAIT qu'on y sera et ce quoiqu'il advienne. Et puis a l'époque on a déja onze dates d'assurées, c'est pas CETTE date qui allait nous prendre le flan sachant que ça se passe 'chez nous'.

Le 21 juin. Zéro ticket. Lau manque a l'appel. Ça part mal. Ira, ira pas. On sait juste qu'on veut plus banquer. On réfléchit et on se dit 'C'est le Parc Des Princes, ils feront jamais plus haut que ça, tant qu'à se dire qu'on sera là pour leur chute... Autant être également là pour l'apogée germanique. Sur ces bonnes paroles on s'active... à notre rythme. On se pointe donc à 16h. Toujours sans ticket. À la sortie du métro ça grouille de vendeurs au noir, bizarrement (ou pas) ils proposent des tickets à tout le monde sauf a nous. Apparement on manquait de rayures et d'étoiles pour se faire aborder. Pas grave. On trouve finalement. Deux pour le prix d'un.

On retrouve notre 'tite Ga. On s'installe dans un bistro à 19€ le coca. On sirotte, on talk, on délire sur le prochain trip et on critique de la schrei. Tout ce qu'on aime quoi :) Il est 18h, on se bouge. Des bisous à Ga, trois petits tours et puis on rentre. Porte G. Putain sa race qu'on est loin. Bref vous voyez les gens au fin fond du fond, bah c'était nous. On n'est pas d'accord, même la mouette aveugle de Marne-La-Vallée verra mieux que nous. Bref On bouge de là. On gruge une porte, puis une deuxieme. La madame demande pas à vérifier nos tickets. La glissade se passera donc finalement Porte J. À l'entrée le monsieur de la sécurité ne laisse passer que les gens avec les 'bons' tickets. Évidement les nôtres sont immontrables dans cette zone. RAF. On squatte. On s'intéresse. On draguouille. On fait nos Pimp. Le messieur de la sécurité y croit. Tellement qu'il nous fait rentrer sans demander son reste.

Le plan UV forcé commence. Dieu qu'il fait CHAUD. C'est le premier jour de l'été, tu t'attendais à quoi ? On attend, assises dans notre coin. On enjoy nos places. On regarde de la schrei entassée. On pense à Lau. On pense à l'Espagne. Puis la fameuse voix du 'Welcome to the Tokio Hotel... arrive et nous électrocute les entrailles comme à chaque fois. Ils sont là. Le début est explosif, au sens propre du terme. De là où on était on sentait presque de la dread crâmée. Anyway BB T est en vie... Chantal aussi. Princesse est tout content. Y a plein de gens qui sont venus les le voir, il en peut plus tellement il se sent aimé.

Même setlist. Même fringue. Même choré. Même coupures. Même batteur (ouais). Pour le Parc on s'attendait a du GRAND, à du VRAI. Euh non finalement on reprend les même et on recommence. Pas de suspens donc mais on a quand même droit à un spectacle différent. Entendez par là l'ajout de pétards et de feux d'artifices. Ni plus ni moins. Tant que la Diva kiffe, on kiffe :) D'ailleur on remarque qu'il a retrouvé SA voix, il est plus au taquet que jamais et ça fait plaisir. Enfin bref ce concert mérite une review pleine de belles phrases sympas parce qu'il était vraiment EXCELLENT mais on n'aime pas se brûler les doigts pour rien, du coup on vous laisse simplement attendre une -certaine- date d'automne pour gémir devant ÇA ;-)

...Gigi...

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La phrase du soir. Bonsoir.
'A thousand fans screaming doesn’t mean something is great'
John-Michael Bond

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3 Chewing-Gums Tu veux coller ?

TROIS JOURS & TROIS NUITS [22 Jun 2008|07:00pm]
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Trois concerts annulés plutard... Soixante-quatorze jours plutard... Bref une opération des cordes vocales plutard. Nous avons fini par la faire cette date. En Allemagne.

Entre Lau qui se met à taper de la schrei-girl et Gigi qui tire de la schrei-touffe en gueulant 'fuck you', nous ne retiendrons qu'une chose de ce concert en Terre Sainte. Les toilettes des airs d'autoroutes sont aussi inseptisés que Bill =)

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*.*.*.*

Der Start
Null auf hundert in zwei Sekunden
Los geht's !
SCHUMACHER

*.*.*.*

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C'était un festival.
Need I say more ?
Yeah right.

*.*.*.*

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Now I've got a confession
When I was young I wanted attention
And I promised myself that I’d do anything
Anything at all for them to notice me
But I ain't complaining
We all wanna be famous
So go ahead and say what you wanna say
You know what it's like to be nameless
Want them to know what your name is


... TROIS KAU GUMMIZ ...
Tu veux coller ?

LET'S DEFLOWER THE KID ! [12 Jun 2008|11:20am]
Rendez-vous. Demain. En Terre Sainte.

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1 Chewing-Gum Tu veux coller ?

COMPRENDRA QUI POURRA [19 May 2008|08:08pm]
Parce que désormais la Dame de Fer ne représentera plus jamais QUE Paris.
Ça signifira également le début de la fin... ou la fin du début ?
What... Ever.

KG TV Episode 5
1 Chewing-Gum Tu veux coller ?

C'EST LA FAUTE À [13 May 2008|06:19pm]
KG TV - Episode 4

Don't worry... Bill's happy ;-)
1 Chewing-Gum Tu veux coller ?

BARBIE & LA GANG, VU PAR... [05 May 2008|10:59pm]
Elles.
Parce que, croyez le ou pas, tout le monde n'est pas aware de leur existence.

KG TV - EPISODE 3
Tu veux coller ?

TURN AROUND... [28 Apr 2008|10:52pm]
Are you here ?

Detroit, Chicago, Washington, Boston, Cleveland.
Finalement ce sera NEIN.
On a bien fait d'y aller en février.
Sorry Ladies... Blame the kyste.

KG TV - Episode 2 - ''VASI''

Cherchez pas.
On est juste pleine d'inspiration.
Tu veux coller ?

SCHREI BRETAGNE ! [21 Apr 2008|08:10pm]
Si Bill Kaulitz était un coquillage...
Il chanterai quand même. Et ouais.

En mode TRYIN' TOO HARD

Elle passe ses nuits sans dormir
À gâcher son bel avenir
La groupie du ...
Dieu que cette fille a l'air triste
Amoureuse d'un égoïste
La groupie du ...
Elle fout toute sa vie en l'air
Et toute sa vie c'est pas grand chose
Qu'est-ce qu'elle aurait bien pu faire
À part rêver seule dans son lit
Le soir entre ses draps roses
Elle passe sa vie à l'attendre
Pour un mot pour un geste tendre
La groupie du ...
Devant l'hôtel dans les coulisses
Elle rêve de la vie d'artiste
La groupie du ...
Elle le suivrait jusqu'en enfer
Et même l'enfer c'est pas grand chose

À côté d'être seule sur terre
Et elle y pense dans son lit
Le soir entre ses draps roses
Elle l'aime, elle l'adore
Plus que tout elle l'aime
C'est beau comme elle l'aime
Elle l'aime, elle l'adore
C'est fou comme elle aime
C'est beau comme elle l'aime
Il a des droits sur son sourire
Elle a des droits sur ses désirs
La groupie du ...
Elle sait rester là sans rien dire
Pendant que lui joue ses délires
La groupie du ...
Quand le concert est terminé
Elle met ses mains sur le clavier
En rêvant qu'il va l'emmener
Passer le reste de sa vie
Tout simplement à l'écouter
Elle sait comprendre sa musique
Elle sait oublier qu'elle existe
La groupie du ...
Mais Dieu que cette fille prend des risques
Amoureuse d'un égoïste
La groupie du ...

Elle l'aime, elle l'adore
C'est fou comme elle aime
C'est beau comme elle l'aime


La groupie du... ?

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH

Pays-Bas, nous voilà. J-53 :-)
1 Chewing-Gum Tu veux coller ?

GUMMIES YOURSELF [15 Apr 2008|02:37pm]
BB B does it. Too.

VIDÉO !

J-58
1 Chewing-Gum Tu veux coller ?

MISTER LISSEUR'S DAY ! [31 Mar 2008|12:44am]
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La prochaine fois on t'offrira, en toute légalité, un BaileysOnTheRocks...
Voir plus si t'invites deux potes à toi à se joindre à nous ;-)

UP TO YOU CHANTAL !
On tayme ♥
2 Chewing-Gums Tu veux coller ?

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